05 mars 2010
L'Association :
Forteresses est une association créée en 2009 qui a pour objet l'étude des "châteaux-forts" du Val d'Oise.
Cette étude porte plus précisément sur l'âge d'or du Moyen-âge, les X-XIIIe siècles.
Nous proposons chaque année un bulletin dans lequel nous détaillons nos études de l'année écoulée.
L'adhésion est de 15 € par an.
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Nos Visites Guidées :
Nous organisons des visites guidées thématiques de forteresses pour les classes de Primaire et les groupes de particuliers de + 10 personnes.
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Notre prestation est destinée :
- aux Scolaires,
- aux Particuliers,
- aux Associations,
- aux Comités d'Entreprises,
- aux Professionnels du Tourisme...
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Nos coordonnées :
- Mail : forteressesfrance@hotmail.fr
- Tel : 06.70.22.99.33
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Nos Tarifs :
- Scolaires : 4,00 € / enfant
(pour les classes de Cycle 3 : CE2 - CM1 - CM2)
- Particuliers : 6,00 € / personne
(sous réserve d'un groupe de plus de 10 personnes)
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Nos Forfaits :
Des forfaits sont envisageables pour les Comités d'Entreprises et les Professionnels du Tourisme.
Contactez-nous pour en savoir plus.
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Nos Conditions de paiement :
Règlement par chèque bancaire à l'ordre de "Association Forteresses", à envoyer lors de votre réservation.
Association "Forteresses"
à l'attention de Monsieur NICOLAS Olivier
1, rue du Gros Chêne
95130 FRANCONVILLE
04 mars 2010
FORTERESSE DE VETHEUIL
Autrefois, le fief de Vétheuil dépendait de la seigneurie de La Roche-Guyon. Par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, en 911, les Normands avaient obtenu l’édification du duché de Normandie. L’Epte affluent de la Seine servait de frontière à ce duché et à l’Ile de France et partageait ainsi le Vexin en deux parties distinctes : le Vexin Normand appartenant aux ducs de Normandie et le Vexin Français rattaché au domaine des rois de France. Les Ducs de Normandie devenus rois d’Angleterre après la conquête de ce royaume par Guillaume le Conquérant, en 1066, se trouvèrent aussi puissants que le roi de France, leur suzerain. Ils eurent donc l’ambition d’agrandir leur duché. Le Vexin français devait tout naturellement exciter leur convoitise. La guerre qui s’en suivit dura douze ans et se termina par la mort de Guillaume mortellement blessé au siège de Mantes, en 1087. Son successeur reprit la lutte, certains seigneurs lui ouvrirent leurs forteresses et c’est ainsi que Guy (qui donna son nom à La Roche Guyon) livra ses forteresses de La Roche et de Vétheuil aux Normands en 1097. Vétheuil fut donc longtemps le théâtre de guerres sanglantes entre les rois de France et d’Angleterre. Ce fut sous le règne de Louis VII le Jeune, que le roi d’Angleterre Henri II Plantagenêt, maître de notre contrée, fit commencer l’église Notre Dame de Vétheuil. Le chœur construit par Henri II vers 1180 est orné de stalles en bois de chêne. Très large et très élevé, il est voûté en pierres et en chapiteaux. Il a 9 mètres de long sur 9 mètres de large. Le sanctuaire à 6,50 mètres de long et 9 de large. En se promenant dans les vieilles rues de Vétheuil, vous découvrirez, rue des Fraîches Femmes, la demeure, sur l'emplacement de l'ancien Château.
www.mairie-vetheuil.fr
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Vestiges de fortifications
La place-forte fut prise par Bertrand Du Guesclin au XIVe siècle.
(Clichés Franck F. pour Forteresses)
FORTERESSE DE SAINT-WITZ
La colline de Montmélian fut de tous temps un lieu de culte où nos ancêtres les Gaulois honoraient Teutatès, dieu Celte. Après la conquête de la Gaule par Jules César, le dieu Mercure remplaça Teutatès. Les Romains occupèrent le pays et construisirent un « castrum », place fortifiée gallo-romaine, autour duquel paysans et artisans vinrent s’installer à proximité de la source sur la pente sud-ouest de la colline. C’est là que plus tard, au VIIIe siècle, naîtra le premier village de Saint-Witz, lorsque les hommes se regrouperont autour de la première église, dédiée à Saint Vit, qui abritait les reliques de ce Saint martyr rapportées de Rome par un seigneur de Montmélian. Depuis les Mérovingiens, toute la colline appartenait aux rois de France. Le premier château royal (en bois) fut construit sur la « butte sacrée » par Hugues Capet. En 1060, il fut remplacé par un édifice en pierres qui sera fortifié plus tard par Philippe Auguste. Cependant l’histoire va modifier la dépendance de la colline : après la défaite de Fréteval en 1195, bataille remportée par Richard Cœur de Lion, Philippe Auguste doit céder au roi d’Angleterre des terres en Normandie. Il s’agit des terres du seigneur de Vernon. Pour dédommager ce dernier, le roi lui offre ses terres et bois de Montmélian, à l’exception du château royal. Richard de Vernon devient alors seigneur des lieux, sous la suzeraineté du roi, et fait construire en 1205 un puissant manoir, dont on peut voir encore les ruines au sommet de la colline.
www.saint-witz.fr
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Tour de Montmélian (XIIIe siècle)
Vestiges du Manoir seigneurial de Richard de Vernon.
(Clichés Olivier N. pour Forteresses)
FORTERESSE DE SAINT-PRIX
La forêt de Montmorency, qui coiffe la principale butte séparant la plaine de France de la vallée de la Seine, est creusée d’ouest en est de deux vallons qui apparaissent encore aujourd’hui très isolés. Le principal abrite, sur la commune de Saint-Prix, un petit manoir fortifié bien peu connu et dénommé La Chasse. Il se trouve aujourd’hui encadré par deux étangs artificiels. On ne peut imaginer dans une telle position écartée qu’une fortification ait été nécessaire. Par contre, au milieu d’une forêt qui fut giboyeuse et avec un tel nom, on peut admettre qu’il s’agisse là d’un pavillon de chasse ayant pu servir de relais au cours des longues journées où les seigneurs de Montmorency forçaient le cerf. Cette modeste construction mérite néanmoins une place parmi la revue des châteaux forts d’Ile-de-France, car elle se présente comme une réduction de l’un deux, une miniature de château à quatre tours rondes d’angles et un corps de logis reliant deux d’entre elles. L’ensemble de la construction s’inscrit dans un carré de 20 m de côté. Les quatre tours saillent d’environ 4 m sur la ligne des courtines qui forment un carré de 12 m, ouvert aujourd’hui du côté sud-ouest par l’aménagement du logis quadrangulaire avec courette et grille de clôture. L’espace entre les tours est de 7 m : les côtés nord-ouest et sud-est constituent les pignons du logis prolongés jusqu’aux tours ouest et sud par un mur bas. Seule la face nord-est conserve le maximum de hauteur, soit une dizaine de mètres, égale à la plus haute partie des tours. Les encadrements des archères et des baies géminées sont en pierre de taille. Les maçonneries ont été de plus repercées à la Renaissance pour éclairer l’habitat par des fenêtres rectangulaires à meneaux. Les murs sont épais de 1,20 m. Un tel plan équilibré, tout comme le dessin des percées et archères, nous permet donc de voir dans le château de La Chasse, une construction redevable du XIIIe siècle bien qu’inhabituelle par sa petite taille. On a prétendu qu’il fut édifié en 1125 par le connétable Mathieu de Montmorency, mais son examen ne nous permet pas de retenir une telle hypothèse et nous lui préférerions son petit-fils Mathieu II, lui aussi connétable en 1218 et mort en 1230. L’existence du petit château est d’autre part attestée en 1280. Philippe le Bel y serait venu.
http://valmorency.fr (du livre d'André Châtelain)
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Château de la Chasse (XIIIe siècle)
Pavillon de Chasse des Barons de Montmorency.
(Clichés Olivier N. pour Forteresses)
FORTERESSE DE SAINT-CLAIR
Le Traité de Saint-Clair-sur-Epte met un point final à une longue suite d’invasions calamiteuses pour nos contrées. Ces marins Norvégiens, à la nuque raide, ne connaissaient que la rigueur de leurs bras, la force de leurs âmes, et la puissance du vent : « La tempête nous porte là où nous voulons aller ». En 911, c’est l’attaque surprise de Chartres qui apparaît plus comme un moyen de pression diplomatique que comme une conquête. Rollon, enfin, le dernier et le plus puissant, descendait de Gor, roi des îles. Un descendant, Ragnwaid, jarl de Moere et Raumsdald se soumit au roi des Terres, Harold. Pour limiter ces exactions continuelles, où Saint-Clair avait été incendié en 885, Charles II le Simple doit offrir un territoire français. La paix conclue, Charles invita le Chef Normand à une entrevue à Saint-Clair-sur-Epte, où il possédait une villa Carolingienne. Rollon accepta et s’y rendit avec son armée. Chacun campa sur sa rive respective. Au moment de franchir la rivière, Rollon hésita, craignant de ne plus pouvoir satisfaire à l’avenir la rapacité de ses guerriers qui n’auraient plus rien à piller. Il déclara, peu scrupuleux de la parole donnée, que le territoire concédé ne lui suffisait pas, qu’il lui en fallait un autre pour occuper ses soldats. Charles ne s’éleva pas contre cette nouvelle exigence et lui abandonna la Bretagne, d’autant plus volontiers que, n’en étant pas le suzerain, elle ne lui appartenait pas. La scène a donc dû se passer au gué, sur les bords de l’Epte, dans la prairie, entre juillet et décembre 911. Rollon se serait refusé à baiser le pied du roi, en signe de vassalité. La culbute en arrière de Charles, parmi les risées de l’assistance, lorsque le chef Normand, désigné en remplacement, et resté debout, leva le pied du roi jusqu'à sa bouche, est discuté aujourd’hui, la cérémonie du baisement de pied n’étant pas, paraît-il, en usage à cette époque. Avec la conquête de l’Angleterre, Guillaume le Conquérant était devenu l’égal, le rival, donc l’ennemi du roi de France, et jusqu’à Philippe Auguste, l’Epte fut une frontière hérissée de forteresses, toujours en ébullition. Chaumont, Trie, Courcelles, Boury, Saint-Clair furent opposés à Gisors, Château-sur-Epte, Neaufles, Dangu et Baudemont. Chose curieuse : faits pour se combattre, ces châteaux auront un sort identique, passant ensemble entre les mains du souverain momentanément le plus fort. Hugues de Chaumont se bat à Bouvines en 1214. Eudes Rigaud, en 1264, déclare posséder Saint-Clair. Saint Louis, qui avait fondé l’hôpital de Vernon et l’Abbaye du Trésor, pensionnat de filles nobles, vint à Saint-Clair, les uns disent en pèlerinage, d’autres en inspection des châteaux défensifs de la région. Il aurait logé au Fayel, où existe une porte donnant sur les champs, au-dessus de laquelle une rosace taillée, aurait été dessinée par lui.
www.saint-clair-sur-epte.fr
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Vestiges du Château (XIIe siècle)
Il nous en reste une tour d'angle et le châtelet d'entrée.
(Clichés Olivier N. pour Forteresses)
FORTERESSE DE PRESLES
Le hameau de Courcelles est dominé par la ferme du Val Pendant, ancienne forteresse donnée par Saint Louis à l'abbaye de Royaumont en 1249. Située au sud-est du
village, elle surplombe la
vallée. D’après la tradition, cette construction remonterait
aux Templiers qui, sur l’autre versant du vallon, avaient
édifié une Commanderie dont il reste des vestiges à l’orée de
la forêt de Carnelle. Au XIIe siècle, la
ferme du Val Pendant appartenait à Mathieu II, puis à Mathieu III,
Comtes de Beaumont. Elle fut ensuite
propriété de l’Abbaye du Val, puis revint à Saint-Louis. L’origine de l’église est fort ancienne comme en
témoigne la substructure du clocher ainsi qu’une colonne
surmontée d’un chapiteau à motif végétal
sommairement taillé. La partie Nord de
l’édifice date des XIIe et XIIIe siècles. Le reste de la
construction, agrémentée d’ornements sculptés, comporte une
nef principale et latérale, œuvres de la Renaissance.
www.ville-presles.fr
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Ferme du Valpendant (XIIIe siècle)
Appartenait au roi Saint Louis, proche de ses domaines d'Asnières.
(Clichés Olivier N. de Forteresses)
FORTERESSE DE PONTOISE
Les vestiges de la période gallo-romaine fouillés sur le plateau Saint-Martin confirment l'existence, dès l'Antiquité, d'une première occupation à Pontoise. Située au carrefour de l'Oise, importante voie fluviale vers les plaines du Nord et de la Chaussée Jules César, voie romaine Paris-Rouen, Pontoise porte alors le nom de "Briva Isara" signifiant en gaulois Pont sur l'Isara, latinisé au VIIe siècle en "Pons Isarae" qui donnera Pontoise. C’est sur l’éperon calcaire du Mont Bélien, sculpté dans la pierre par les vallées de la Viosne que se développa la ville médiévale. Ville commerçante et fortifiée aux frontières du royaume, Pontoise connaît son apogée aux XII-XIIIe siècles. En 1188, Philippe Auguste accorde une charte communale qui confère à la ville une large autonomie administrative, judiciaire et d’importants avantages commerciaux en contrepartie de l’entretien des remparts. Souvent, les rois de France séjournent au Château de Pontoise et Saint Louis en fera sa résidence ordinaire. La rue du Château est située sur le Mont Bélien, colline sur laquelle est bâtie le centre historique de Pontoise. Elle a changé plusieurs fois de nom dans son histoire. Cette rue désigne l’endroit où se trouvait l’ancien château fort royal, construit sous le règne de Philippe Auguste (1165- 223) et détruit en 1744. Elle est un témoin privilégié de la transformation de la cité au fil des siècles.
www.ville-pontoise.fr
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Fortifications de Pontoise
Construites pour les plus anciennes aux XI-XIIe siècles.
(Clichés Olivier N. de Forteresses)
FORTERESSE D'OMERVILLE
Probablement occupé dès l'époque préhistorique, le fief d'Omerville est mentionné dans un document de l'An Mil. Ce petit village, établi au bord du plateau, s'est organisé en surplomb de l'ancienne cour de Try, ensemble ceint d'un mur et qui comprend l'église, le cimetière, ainsi que le manoir éponyme. Il s'agit d'un fief des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, installés sur les terres de Louvières et Gerville par les familles seigneuriales. Il est décrit en 1771 comme un manoir possédant une tour et plusieurs autres bâtiments dont une masure, ainsi qu'un colombier à pied. Du domaine des Hospitaliers subsiste la Tour de Gerville, vestige d'une tour quadrangulaire érigée dans le parc.
http://fr.topic-topos.com
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Tour de Gerville (XIIe siècle)
Probablement l'un des donjons seigneuriaux du domaine.
(Clichés Franck F. & Olivier N. pour Forteresses)
FORTERESSE DE MONTMORENCY
Montmorency occupe un site remarquable. Située sur un promontoire, notre ville domine au sud la vallée dite de Montmorency et, au nord, la Plaine de France. Au début du Xe siècle, ce point défensif fut confié à Bouchard le Barbu, petit baron établi dans l’île Saint-Denis qui tirait l’essentiel de ses revenus des droits de péage qu’il imposait aux bateliers naviguant sur la Seine. Ses descendants prirent par la suite le nom de Montmorency puis le titre de Premiers barons chrétiens. Les armes de la Ville sont celles que portaient les membres de la famille de Montmorency : « d’or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d’azur ». L’histoire de ces armes commencerait en 978, Bouchard Ier, baron de Montmorency, qui repoussa l’Empereur Germanique Othon II. Suite à cette victoire, il aurait pris pour armes quatre alérions d’azur. Le 27 juillet 1214, lors de la bataille de Bouvines, Mathieu II de Montmorency se distingue par sa bravoure et enlève douze bannières à l’ennemi, ce qui lui permit d’ajouter douze alérions à son blason. La Croix Rouge aurait été tracée par le roi Philippe Auguste avec le sang de Mathieu II, blessé au cours de la bataille. L’antique château fort n’étant plus au goût des successeurs de Bouchard le Barbu, ceux-ci, dès le XVe siècle, choisirent d’habiter des châteaux plus confortables, Chantilly, puis Ecouen et ont ainsi abandonné la forteresse de leur origine qui tomba en ruine. Seules 2 tours se maintinrent en place jusqu’au XVIIIe siècle. Le centre ancien est cependant toujours dominé par l’ancienne motte féodale bien délimitée par les rues de l’Eglise, de la Charrette, la place-au-Pain, la rue Saint-Victor et la rue Saint-Martin.
www.ville-montmorency.fr
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Motte castrale (emplacement)
Vestiges de constructions médiévales sur le pourtour de la motte.
(Clichés Olivier N. pour Forteresses)
FORTERESSE DE MARINES
Le nom de la commune proviendrait peut être de "Marinae", qui signifiait autrefois marais, marécages... Plusieurs hypothèses pour un nom dont l'origine reste néanmoins un mystère pour les Historiens. Selon l’hypothèse la plus plausible, les terres de Marines auraient été attribué lors de l’occupation Romaine à un nommé Marius (peut-être un "Vétéran" Centurion des Légions Romaines). Le nom du "domaine de Marius" se serait ensuite confondu dans le langage populaire avec Marinae signifiant Marais, Marécages. C’est vers l’An Mil qu’une motte féodale, construite aux Hautiers, a fixé le premier village-refuge après les invasions normandes. Au Xe siècle, trois châteaux-forts sont construits, puis complètement ravagés au XIe et XIIe siècles. Vers 1130, les moines Augustins de Saint Vincent de Senlis fondent un prieuré attenant à l’église dédicacée en 1256. Le village reste de taille réduite, au pied de la butte du Caillouet et à l’écart de l’ancienne route de Pontoise à Gisors. Une cloche de 265 kg est conservée dans l’église. Elle est contemporaine de l’ancienne église de Marines, détruite durant la Guerre de Cent ans. Elle est classée en 1907 comme la plus vieille de France. La datation a pu être effectuée par l’analyse des caractères latins qui forment sa dédicace. L’érudit Léon Plancouard a pu la dater de la fin du XIIe siècle, ou du début du XIIIe siècle. La beauté de ses formes, et sa technique de fabrication utilisée à l’époque romane et reprise au début du XIIIe siècle, sont également remarquables. De cette période, il ne reste que le chœur de l’église actuelle avec des corbeaux, en pierre sculptée comme à l’époque romane.
www.marines.fr
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Butte des Hautiers
Probablement la motte castrale primitive de Marines.
(Clichés Olivier N. pour Forteresses)



















































